C’est une opération qui consiste à placer une poche remplie de gel de silicone ou de sérum physiologique derrière le sein. Elle se fait de plus en plus sous anesthésie locale assistée et en ambulatoire.

Technique

Une incision est pratiquée dans le sillon inférieur du sein ou au niveau de l’aréole ou dans l’aisselle.
Un espace de décollement est délicatement réalisé, soit devant, soit derrière le muscle pectoral, après infiltration d’un liquide destiné à provoquer une contraction des vaisseaux, pour ne pas avoir de saignements. Cette infiltration de liquide permet d’anesthésier localement les tissus avoisinants et la zone opérée. L’anesthésie générale, si elle est pratiquée, reste légère. Dans certains cas, elle n’a pas son indication. La prothèse est alors glissée dans l’espace ainsi préparé et on ferme avec des fils résorbables. Durée 1 heure sous anesthésie générale ou sédation et une demi-heure de plus sous anesthésie locale (pour prendre le temps de faire cette anesthésie locale sans aucune douleur).

Suites post-opératoires

Un peu douloureux pendant un à deux jours devant le muscle et six à huit jours si la prothèse est placée derrière le muscle.

Remarques

L’emplacement de l’incision se discute en fonction des préférences de la patiente éclairée par les indications du chirurgien qui donnera pour chacun ses avantages et inconvénients techniques.

Le choix de placer l’implant devant ou derrière le muscle pectoral sera décidé en fonction de l’épaisseur des tissus existants et du volume de l’implant choisi. Il est reconnu qu’un implant placé derrière le muscle pectoral donne un résultat plus naturel et plus stable dans le temps.

Résultats et durée de vie des prothèses

Avec une indication correcte, les résultats sont généralement excellents.

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire de changer les prothèses tous les dix ans. On ne change l’implant que s’il pose un problème ou s’il s’est rompu. Une échographie annuelle est recommandée.