La chirurgie intime de la femme : vaginoplastie, labioplastie, reconstruction de l’hymen, injection du point G.

La vaginoplastie

La vaginoplastie est l’opération qui permet le resserrement du plancher musculaire après un ou plusieurs accouchements.

L’opération dure environ 1 heure sous anesthésie locale avec sédation. Un retour aux activités quotidiennes s’effectue habituellement 4 à 5 jours après la vaginoplastie. La reprise de l’activité sexuelle est envisageable 4 semaines après l’opération.

Le résultat s’inscrit bien sûr dans la durée, une grossesse ultérieure étant tout à fait possible. La vaginoplastie ne comporte pas de complication particulière excepté les risques associés à une intervention chirurgicale classique.

La labioplastie

La labioplastie concerne la chirurgie des grandes et petites lèvres vaginales:

A | Les grandes lèvres

– Hypertrophie des grandes lèvres :

elles sont trop épaisses par excès de graisse (on fait alors une petite lipoaspiration) ou par excès de peau (on retire l’excès et on suture).
Ce sont des interventions simples en ambulatoire. Anesthésie locale accompagnée d’une sédation. Reprise des relations sexuelles dès que la gêne a disparu et/ou que la cicatrice est refermée.

– Hypotrophie ou atrophie des grandes lèvres :

en cas de lèvres trop petites (hypotrophie) ou inexistantes (atrophie), on réalise une greffe de graisse provenant de la patiente pour rendre les lèvres plus gonflées et rendre toute sa sensualité à la vulve. Intervention en ambulatoire. Anesthésie locale accompagnée d’une sédation. Reprise des relations sexuelles dès que la gêne a disparu.

B | Les petites lèvres

Stricto sensu, c’est l’intervention de nymphoplastie.
Les petites lèvres peuvent être trop grandes ou asymétriques provoquant des gênes lors des rapports ou du port de vêtements serrés. Anesthésie locale accompagnée d’une sédation.

La reconstruction de l’hymen

La reconstruction de l’hymen est une intervention délicate dans son approche psychologique et humaine. Son exécution, elle, reste simple. Elle permet la reconstruction naturelle de l’hymen sans traces visibles.

Les indications pré-opératoires

En Europe, le secret médical interdit de vérifier la virginité d’une jeune fille mineure sur demande d’un tiers, même s’il s’agit des parents ou d’un futur mari. Un examen ne pourrait être accepté que s’il est demandé par la patiente majeure elle-même. Et le certificat ne lui est remis qu’à elle en mains propres. Cependant, la perte de la virginité peut créer un trouble psychologique, social ou culturel chez certaines patientes. Le viol ou autres traumatismes sont également cités. Ils sont rares mais existent. La reconstruction de l’hymen est une opération qui permet la reconstruction et la réfection de la virginité.

L’intervention

Elle est assez simple. Une des techniques, très naturelle, consiste à utiliser les séquelles hyménales en les incisant dans leur partie médiane et en les réunissant.
L’opération dure une demi-heure sous anesthésie locale accompagnée de sédation.

Les suites

Elles sont simples. Le retour aux activités quotidiennes s’effectue généralement dans les 24 heures suivant l’opération. La suture est réalisée par du fil résorbable, il n’est donc pas nécessaire de revenir pour enlever les fils.

Les résultats

En principe, il n’existe plus du tout de trace de l’intervention après quelques semaines.

Injection du point G

De nombreuses femmes se plaignent d’une diminution de leur sensibilité sexuelle, de difficultés orgasmiques développées avec le temps.
L’injection de produits tels que l’acide hyaluronique (produit de comblement) permet dans certains cas d’améliorer de façon transitoire ces troubles sexuels.